L’injection de concentré plaquettaire autologue (ou facteurs de croissance) est un traitement alternatif, naturel et innovant.
Le principe de ce traitement est simple : il consiste à amener ces facteurs de croissance dans des zones très peu vascularisées que sont les tendons, les ligaments, les muscles et les cartilages lésés afin de stimuler leur réparation, via la néovascularisation, la synthèse du collagène, et l’activation des cellules réparatrices.

Les indications

Les tendinopathies : en initiant les processus de cicatrisation défaillants au niveau des tendons lésés, les facteurs de croissance amènent une nouvelle arme thérapeutique très intéressante dans le traitement des tendinopathies d’achille, des tennis elbow,… voire des atteintes de la coiffe des rotateurs au niveau de l’épaule. Les ruptures tendineuses peuvent également bénéficier de ce traitement.

Les lésions ligamentaires ou entorses : les facteurs de croissance vont permettre une cicatrisation plus rapide et de meilleure qualité lors des lésions ligamentaires partielles ou totales (entorses de la cheville, du ligament latéral interne du genou…).

Les Lésions musculaires : les facteurs de croissance vont permettre une reprise plus précoce des activités sportives en raccourcissant les délais de cicatrisation.

Arthrose et lésions cartilagineuses : la stimulation des cellules cartilagineuses par les facteurs de croissance fait de cette technique un atout supplémentaire dans la prise en charge de l’arthrose.

Les Lésions méniscales : L’intérêt des facteurs de croissance dans cette indication est de favoriser la cicatrisation lorsque la lésion méniscale est limitée.

Le déroulement de l’injection

La réalisation de ce traitement se fait lors d’une hospitalisation en ambulatoire. Tout d’abord un prélèvement de 10 à 60 ml de votre sang est effectué, c’est à partir de ce prélèvement que vos plaquettes vont être isolées et concentrées. C’est ensuite ce concentré plaquettaire qui va être injecté au cours de cette même consultation au niveau de votre lésion.

Les risques

L’injection de concentré plaquettaire autologue (ou facteurs de croissance) a la réputation d’être une intervention bénigne. Contrairement aux infiltrations de corticoïdes, les infiltrations de facteurs de croissance n’ont pas d’effet délétère sur le tendon. Le risque le plus fréquemment rencontré est la douleur.

Les inconvénients

L’inconvénient majeur de cette technique est sont coût (200 à 300 euros selon les pathologies) non pris en charge par les caisses sociales. Il existe une possibilité de prise en charge par certaines mutuelles.
Le coût élevé de cette technique est dû à l’utilisation de kits stériles permettant un isolement des plaquettes tout en respectant les normes d’hygiène et de sécurité en vigueur. L’utilisation de ces kits en pratique courante semble incontournable par rapport à la réglementation médico-légale d’une part, et par rapport à la sécurité des patients d’autre part.

Les résultatsLes taux de bons résultats sont d’environ 70 à 80% selon les études. Certaines affections récalcitrantes peuvent nécessiter 2 à 3 traitements successif

Le but de la viscosupplémentation est d’augmenter le poids moléculaire et la concentration d’acide Hyaluronique dans les articulations atteintes d’arthrose.

Ces articulations ont en effet une diminution de la viscosité du liquide synovial, et cette injection pourrait ainsi redonner des propriétés plus physiologiques au liquide synovial.

L’acide Hyaluronique ( AH ) est un des glycosaminoglycans ( GAGs molécule composée d’acide glucuronique et de N-acetylglucosamine). C’est le plus abondant des GAGs dans le liquide synovial. Il est secrété par les synoviocytes. Il est aussi présent dans la matrice extra-cellulaire cartilagineuse, où il est également produit par les cellules cartilagineuses. Son rôle est de lubrifier l’articulation et d’absorber les chocs.

Après son injection articulaire, l’AH reste environ 10 à 18 heures dans l’articulation (40 heures maximum pour certains AH de très haut poids moléculaire).

Les mécanismes d’action de l’injection de l’AH sont multiples, imparfaitement connus, et suscitent des débats.
On a pu évoquer:
– action mécanique par effet d’amortisseur, mais sa durée de vie intra-articulaire limitée à quelques heures n’explique pas les bons résultats obtenus pendant plusieurs semaines.
– stimulation de la production de AH à haut poids moléculaire par la matrice cartilagineuse et
réagrégation des molécules protéoglycans.
– action anti-inflammatoire directe sur les synoviocytes en inhibant la libération d’acide
arachidonique, et en bloquant la production de prostaglandin-E2 (source d’inflammation).
– effet protecteur à la superficie de la surface cartilagineuse
– effet analgésique en protégeant les récepteurs nociceptifs intra-articulaires
– effet lubrificateur et de contrôle de la perméabilité de la membrane cellulaire diminuant de ce fait les épanchements.

Les effets cliniques ont été prouvés par un nombre important d’études et essais cliniques, aussi bien sur le plan de leur efficacité que de leur innocuité. L’injection d’AH a une bonne action sur la douleur et la fonction articulaire.

Mais il n’y a pas de preuve que ces injections aient un effet chondroprotecteur ou un effet
sur le ralentissement évolutif de l’arthrose.

Ces injections ne doivent pas être faites en cas d’infection cutanée proche de l’articulation ou en cas d’oedème veineux ou lymphatique, de même en cas d’allergie à l’AH ou aux protéines aviaires, plumes ou oeufs.

Des effets secondaires ont été décrits à titre exceptionnel depuis 15 ans de pratique: il s’agit le plus souvent de l’apparition d’une réaction douloureuse après l’injection dans 10% des cas, et de cas exceptionnels de synovite ou d’arthrite pseudo-septiques sans danger (rougeur, douleur locale, épanchement disparaissant en 3-4 jours).

Il est possible de renouveler les injections si un effet positif a été noté lors de la première série d’injections.

En France il existe 13 marque d’AH disponibles. Tous sont remboursés (sauf un) à 65% par la sécurité sociale (3 injections / an / articulation) dans le cadre du traitement de l’arthrose lorsque les autres traitement médicaux ont atteint leur limite d’efficacité.

La viscosupplémentation représente une solution thérapeutique au traitement médical de l’arthrose. Il peut retarder l’heure de la prothèse ou de l’ostéotomie, et se substituer ou compléter les traitements chirurgicaux peu invasifs comme le débridement lavage arthroscopique.

Les indications

L’infiltration de corticoïdes peut être prescrite dans l’arthrose quand les traitements anti-inflammatoires et antalgiques n’ont pas réussi à soulager une poussée inflammatoire ou en cas de contre-indication à ces médicaments.
En général, elle permet d’obtenir un bon résultat étant donné que la majorité du produit injecté reste dans l’articulation.
Elle agit sur la douleur et le gonflement en quelques heures, voire quelques jours. Son effet se prolonge, suivant les cas, de quelques jours à un ou deux mois.
L’infiltration de corticoïdes est un traitement de choix de la poussée d’arthrose, en particulier au genou où l’articulation est superficielle et facile à ponctionner.
Le déroulement
L’infiltration de corticoïdes se fait au cabinet médical. Elle consiste à injecter un produit anti-inflammatoire à base de cortisone dans l’articulation. Souvent redoutée, elle ne fait en réalité pas plus mal qu’une prise de sang. Il est toutefois toujours possible et parfois utile de réaliser au préalable une petite anesthésie locale.
Les risques
Dans les heures qui suivent l’infiltration, il arrive parfois que la douleur soit majorée ; aussi, ne forcez pas sur votre articulation. Ces troubles disparaissent spontanément au bout de quelques heures et ne contre-indiquent en aucun cas de nouvelles infiltrations.

A l’inverse, une douleur qui se manifeste 48 heures après l’infiltration, doit vous amener à consulter immédiatement votre médecin pour éliminer une possible infection. Même si ce risque est très faible (1 cas sur 50 000 infiltrations), il faut être particulièrement vigilant.

Les précautions

Il est inutile de prévoir un régime : la cortisone administrée par voie locale dans une articulation a un passage dans le sang beaucoup trop faible pour entraîner une prise de poids. En revanche, si vous êtes diabétique, cela peut entraîner un déséquilibre passager.

Il est recommandé de ne pas faire pratiquer plus de trois infiltrations par an et par articulation car, si les trois premières n’ont pas eu un effet suffisant, il est peu probable que la quatrième se montre plus efficace.
Afin de faciliter le dialogue avec votre médecin, vous pourrez noter, dans un carnet de surveillance, la date, le produit injecté et l’efficacité de l’infiltration.


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